Le Roi Mohammed VI: Un courage du changement du statut de la femme marocaine

Kigali: Sa Majesté le Roi Mohammed VI a un courage de changement, manifesté par les grandes réformes qu’il avait entreprises. Tout le monde se met d’accord que le changement avait déjà pris son vrai chemin depuis son intronisation .C’est une réalité qu’on  ne peut nier. Le Roi Mohamed VI a conduit le Maroc vers un avenir politique plus démocratique, plus ouvert, et un Etat des droits de l’Homme.

Il est à rappeler que le Royaume du Maroc va célébrer le 8 mars la Journée internationale des femmes .C’est une occasion qui met en avant les acquis et les défis en matière des droits de la femme marocaine.

Or , depuis son accession au Trône ,le Roi Mohammed VI a placé la cause de la femme parmi les priorités des réformes institutionnelles au Maroc, il a mené un processus remarquable de modernisme du statut de la femme marocaine ; comme il a souligné dans plusieurs discours la nécessité de promouvoir le rôle des femmes et d’ouvrir les perspectives de leur participation dans les centres de prise de décision et dans les institutions représentatives.

Nous rappelons le message historique que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé le 10 décembre 2008 à la nation, à l’occasion de la commémoration du 60ème anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme, il a annoncé la levée par le Royaume des « réserves enregistrées au sujet de la Convention international sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme, réserves devenues caduques du fait des législations avancées qui ont été adoptées par notre pays ».

Ainsi , le message que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé ensuite, le 19 décembre de la même année , aux participants à la « Première rencontre des Marocaines du monde », organisée à Marrakech, il a exprimé sa « ferme volonté de faire de la promotion des droits de la femme, la pierre angulaire dans l’édification d’une société démocratique moderne » tout en proclamant « en faire la clé de voûte dans la construction de la citoyenneté pleine et entière… ».

En effet, nous citons l’une des lois importantes en faveur des droits des femmes marocaines, la promulgation en 2004 d’un nouveau Code de la famille, la Moudawana, qui introduit des améliorations substantielles à la condition de la femme. Cette loi était considérée comme « une révolution sociale et législative », qui exprime une volonté de Sa Majesté de prendre à bras-le-corps l’évolution politique, économique et sociale du Maroc nouveau.  Grâce au Roi et à la société civile militante en droits humains, la femme marocaine acquiert un statut plus avancé .Elle doit être fière ; même si la pratique quotidienne de la Moudawana exige encore des amendements.

En plus de la Moudawana , considéré comme un grand succès , multiples réformes ont été initiées par le Maroc en vue de promouvoir les droits de la femme marocaine et d’œuvrer pour son autonomisation, en citant le Code de la nationalité, la scolarisation des filles, l’accès des femmes aux postes de décision, l’adoption de l’approche genre dans tous les domaines et des programmes de lute contre la violence à l’égard des femmes, la ratification de la Convention international sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la levée des réserves la concernant, ainsi que l’institution de l’égalité et de la parité et la lute contre toutes les formes de discrimination dans la Constitution de 2011.

Ce processus est couronné en 2017 par la décision de SM le Roi de charger le Ministre de la Justice, d’ouvrir aux femmes la profession d’Abdoul, et de prendre les mesures nécessaires pour réaliser cet objectif. Cette décision confirme bien le haut niveau de formation et de culture scientifique acquis par la femme et de la qualification, la compétence et la capacité dont elle a fait preuve dans les différentes hautes fonctions qu’elle a assumées.

Il est certain que la mise en exergue du poids politique et social de la femme marocaine dans la société témoigne d’une irréversible volonté royale : doter la femme de droits et libertés au pied d’égalité que l’homme, comme prévus dans la Constitution 2011.

En effet, malgré l’affirmation de cette égalité dans la Constitution, il y a une inégalité de fait générée par la situation socio-économique, l’analphabétisme et la pauvreté. D’où l’importance d’une politique publique, dans le cadre du nouveau modèle de développement, visant l’amélioration de la situation de la femme marocaine dans les perspectives de l’instauration d’une égalité effective. (Fin)

*Khalid Cherkaoui Semmouni, ex-président du Centre Marocain des Droits de l’Homme.

 

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